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Film à voir

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« Va voir le délégué » : cinq portraits déconstruisent les clichés sur les syndicalistes

 

Pour déconstruire l’image trop souvent déformée des syndicalistes, Daniel Bouy fait le portrait de cinq d’entre eux dans Va voir le délégué, un documentaire filmé à hauteur d’homme. Fantasmés, critiqués, méconnus, ces militants de la solidarité méritent d’être mieux connus. D’autant plus à l’heure de l’exigence sociale et économique des gilets jaunes.
 En DVD début février avec notamment un entretien du chercheur et sociologue Julian Mischi en bonus.
Le bon de commande du DVD (PDF)

Nathalie, Victorien, Marie-Christine, Sébastien, Olivier n’ont pas tous la même carte mais sont tous des délégués syndicaux. Qu’ils soient de la CFTC, de la CFDT, de la CGT, de Sud ou de FO, ces « militants de la solidarité » consacrent tous du temps et de l’énergie à défendre les conditions de travail, les salaires et les métiers de leurs collègues sur leur lieux de travail.

Pour déconstruire l’image souvent déformée des syndicalistes, le documentariste Daniel Bouy, déjà auteur en 2008 de Je veux apprendre la France, revient avec cinq portraits de syndicalistes dans Va voir le délégué, qui sera programmé sur LCP ce soir mercredi 19 décembre à minuit puis à trois autres reprises, ainsi qu’en « replay »,  sur le site de la chaîne parlementaire.

Les coûts et satisfactions du militantisme

Nathalie, mère de famille, a été discriminée dans son déroulement de carrière professionnelle, mais ne regrette rien car son mandat à la CFTC correspond à ses valeurs de solidarité et de justice.

Victorien, jeune marié et militant homosexuel, milite pour le développement de la CFDT au sein d’un public jeune et s’interroge sur l’expérience à acquérir pour prendre des responsabilités en tant que permanent. Marie-Christine, sénégalaise, milite à l’union locale CGT de Montreuil et défend aux prud’hommes des ouvriers exploités et laissés sur le carreau de leur chantier, son code du travail à la main.

Sébastien, jeune facteur et militant de Sud, révolutionnaire dans l’âme, milite pour la défense du service public et la démocratie dans l’entreprise. Olivier, délégué FO reconnaît avoir été manipulé par la direction en acceptant une automatisation qui devait améliorer les conditions de travail mais qui a permis de supprimer deux emplois.

En phase avec l’actualité

Qui sont ces militants ? Pourquoi se sont-ils engagés dans cette voix généralement tortueuse ? Comment sont-ils perçus par leurs familles, leurs collègues, leur hiérarchie ? Ces questions guident Daniel Bouy dans son entreprise de vulgarisation empathique. En filmant ces hommes et femmes dans l’exercice de leur mandat au quotidien, il donne à voir ses multiples facettes, ses obstacles et sa fraternité. Diffusé en plein mouvement social des gilets jaunes, ce documentaire pose des enjeux qui dépassent les trajectoires individuelles.

Quid de l’unité syndicale, de l’éloignement entre les têtes des centrales syndicales et la réalité des militants de base sur le terrain, des liens entre stratégie syndicale et action politique, des formes de mobilisation traditionnelles telles que les manifestations de rue qui n’ont pas réussi à s’opposer aux lois El Khomri, Macron, ou à la réforme ferroviaire?


journée internationale contre les violences sexuelles

 

 

Ce chiffre témoigne de l’ampleur et de la gravité des violences sexistes et sexuelles dans la société, au travail mais également d’un élan des femmes pour prendre la parole en visibilisant leur réalité.

 

Les violences sexistes et sexuelles ont lieu sur le lieu au travail, dans les foyers, dans la rue, les transports en commun.

 

Les chiffres

-      80% des femmes disent être victimes de sexisme au travail[1]

-      20% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail

-      Chaque jour, 10 viols ou tentatives de viols se produisent sur un lieu de travail[2]

-      70% des victimes de harcèlement sexuel au travail n’en ont pas parlé à leur supérieur ou à leur employeur, 30% n’en ont parlé à personne. Seules 5% déposent plainte. Lorsqu’elles en ont parlé à leur employeur, 40% des victimes estiment que le règlement leur a été défavorable[3]

 

Cette libération de la parole nous interpelle syndicalement. Elle démontre le courage et la détermination des femmes, mais elle les expose aussi considérablement.

 

Ces témoignages ne peuvent rester sans suite. Il nous faut gagner et renforcer des droits collectifs, pour mettre fin à la tolérance sociale et à l'impunité qui entourent les violences contre les femmes.

 

Dans l’actualité de cette année, par la mobilisation de la CGT et de l’intersyndicale, lors de la 107ème Conférence Internationale du Travail, a été validé le principe d’une convention complétée d’une recommandation, sur la lutte contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail[4].

 

La CGT a porté de nombreuses propositions à inscrire dans la loi du 5 septembre 2018 où un volet est consacré à l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

 

Pour rappel, cette loi oblige les entreprises à désigner un.e référent.e pour la lutte contre le harcèlement et les agissements sexistes via les CSE avec une formation pour exercer cette mission. Des avancées, certes, mais pas autant que nous l’aurions souhaité.

 

Si la réalité des violences au travail n’est pas nouvelle, notre capacité de négocier sur ce thème est émergente et doit prendre de façon incontournable une place dans nos cahiers revendicatifs. Les syndicats canadiens ont gagné un droit à cinq jours de congés payés pour permettre aux femmes victimes de violences conjugales d’effectuer toutes leurs démarches après leur dépôt de plainte, on mesure le chemin qui reste à parcourir en France.

 

➔   C’est pour cela que nous vous proposons de demander l'ouverture de négociations sur le sujet dans l'ensemble des branches, entreprises et administrations.

 

Le combat pour la dignité au travail est au fondement de l'engagement de la CGT. C'est à ce titre que le collectif Femmes-Mixité travaille depuis des années sur la question des violences sexistes et Sexuelles. Alors que ce sujet tabou est enfin sur la table, Il nous faut rendre visible la mobilisation de la CGT sur le sujet. Nous mettrons donc à votre disposition un tract, pour une diffusion  sur tous les lieux de travail.

 

La journée mondiale du 25 novembre pour l'élimination des violences contre les femmes doit prendre cette année un relief particulier. La CGT est partie prenante dans le mouvement #NousToutes. Une tribune a été lancée lundi 8 octobre 2018[5]

 

Nous appelons à toutes les mobilisations unitaires du 24 novembre 2018 dans les territoires, en lien avec les associations féministes et #NousToutes, ainsi qu’à toutes formes d’actions dans les entreprises et services. Vous trouverez en annexe, une note explicative du collectif #NousToutes, avec la liste et les contacts des comités locaux.

 

Le Collectif Femmes Mixité est à votre disposition. N'hésitez pas à nous solliciter si besoin : fem-mixite@cgt.fr 

 

[1] Enquête du CSEP de 2013 conduite auprès de 15 000 femmes.

[2] Source : Enquête INSEE « Cadre de vie et sécurité », 2007 

[3] Source : « Enquête sur le harcèlement sexuel au travail » réalisée par l’IFOP (en 2014) pour le compte du défenseur des droits  

[4] http://www.egalite-professionnelle.cgt.fr/direct-de-loit-epilogue-a-transformer-juin-2019/

[5] https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/tribune-l-impunite-doit-cesser-l-appel-de-600-femmes-pour-une-grande-marche-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-le-24-novembre_2973345.html


AFFAIRE TEFAL : LA CONDAMNATION DE L’INSPECTRICE DU TRAVAIL EN CASSATION

AFFAIRE TEFAL : LA CONDAMNATION DE L’INSPECTRICE DU TRAVAIL EN

CASSATION

La Cour de cassation aura à se prononcer, le 5 septembre, sur la légalité de la condamnation de notre collègue
pour recel de violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel.
Suivant une procédure prévue en cas d’atteinte à son indépendance, notre collègue avait, fin 2013, dénoncé
auprès du Conseil National de l’Inspection du Travail (CNIT), les pressions de TEFAL et du MEDEF local, relayées
par l’administration, exercées sur elle pour faire obstacle à ses contrôles. Dès juillet 2014, le CNIT a reconnu
l’existence de pressions et une défaillance du ministère du travail.
Par un spectaculaire retournement de perspective, en avril 2015, le procureur d’Annecy a engagé des
poursuites… contre l’inspectrice du travail ! Son crime ? Avoir étayé sa dénonciation par des emails
compromettants échangés au sein de TEFAL, et entre TEFAL et l’administration, qui lui avaient été transmis par
un salarié de TEFAL lanceur d’alerte, également poursuivi ; avoir mis en copie de sa saisine du CNIT les
organisations syndicales de son ministère, qui l’ont aidée en lieu et place de sa hiérarchie défaillante.

LES ENJEUX DE CETTE AFFAIRE SONT TRIPLES :
-L’atteinte à l’indépendance de l’inspection du travail

-L’exercice du droit syndical

-Le statut protecteur des lanceurs et lanceuses d’alerte

Depuis 5 ans, le silence est assourdissant autour des pratiques licencieuses de TEFAL, des manœuvres du
patronat local pour obtenir l’éviction de l’inspectrice et de sa connivence avec l’administration comme avec la
justice, illustrée par les propos du procureur sur cette « occasion de faire le ménage » à l’inspection du travail
(L’Humanité, 21 mai 2015). Les procédures pénales de l’inspectrice contre TEFAL et son administration ont
toutes été classées sans suite par le même procureur. Le directeur du travail mis en cause a été exfiltré en
douce et en douceur (Libération, 16 décembre 2014). Nos deux vigies sont, elles, toujours sous le coup d’une
condamnation (tribunal correctionnel d’Annecy 4 décembre 2015, cour d’appel de Chambéry 16 novembre
2016). En définitive, ce sont l’inspection du travail, les organisations syndicales et les lanceurs d’alerte qui sont
cloués au pilori pour avoir joué leurs rôles respectifs de garants de l’intérêt général. L’association Anticor (lutte
contre la corruption) a d’ailleurs remis un prix éthique en janvier 2016 à l’inspectrice du travail.
CE PROCÈS EST ÉMINEMMENT POLITIQUE !

C’est le procès de notre métier, de la mission de l’inspection du travail, démantelée depuis des années par
les gouvernements successifs et qui doit faire face aux attaques incessantes du MEDEF et du patronat à
travers la mise en cause de ses agents, sans que le ministère du travail n’y trouve rien à redire.
C’est le procès d’une société, dans le contexte de la loi de protection des lanceurs d’alerte promulguée le 9
décembre 2016 mais aussi de celle toute récente sur le secret des affaires mais aussi de, pour la liberté
d’expression et contre l’impunité organisée des puissants !
Nous vous invitons à venir assister au rassemblement le 5 septembre à
partir de 9h00 à Paris devant la Cour de cassation (place Dauphine), métro
cité (L4)


La direction de la tour Eiffel rompt les négociations

Île-de-france

La direction de la tour Eiffel rompt les négociations

jeudi 2 août 2018

Alors que la direction de la société d’exploitation de la tour Eiffel (Sete) a suspendu les négociations avec les syndicats relatives à la réorganisation de la vente des billets pour ce monument. La CGT fustige ce projet qui met "les agents d’accueil à bout".

Mercredi après-midi, la direction de la tour Eiffel a fermé le monument emblématique de Paris, visité par plus de 6 millions de personnes par an.

La raison ? La suspension des négociations avec les syndicats, qui dénonçaient le projet de réorganisation de la vente des billets. En l’espèce, les syndicats ne contestent pas la décision de monter à 50% la proportion de tickets ouverts à la réservation par créneau horaire, mais le choix de la direction de réserver l’un des deux piliers d’entrée à l’accueil de ces visiteurs. 
La conséquence ? L’accueil de ces visiteurs engendre des files d’attente « souvent totalement déséquilibrées », jusqu’à trois heures pour des billets classiques et une heure pour les billets horodatés. « Les files d’attente sont parfois monstrueuses » souligne le délégué syndical CGT de la société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE).
La conséquence de cette réorganisation de la vente des billets ? Une insatisfaction tant des clients que des employés : « au delà du gâchis généré en termes d’efficacité, insatisfaction des visiteurs (…) les agents d’accueil sont à bout » fustige un salarié.

Contre la malhonnêteté d’une direction qui essaye de faire porter la responsabilité de la fermeture de ce monument emblématique de la ville de Paris sur le dos des salariés, la CGT exige l’emploi davantage de personnel pour faire face à l‘afflux toujours plus important de visiteurs, ainsi que la réorganisation de la vente des billets, afin que les visiteurs ayant des billets classiques ne soient pas obligés d’attendre 3 heures dans une file d’attente.


IMPOSONS UNE AUTRE LOGIQUE POLITIQUE ET ECONOMIQUE !

IMPOSONS UNE AUTRE LOGIQUE POLITIQUE ET ECONOMIQUE !

IMPOSONS UNE AUTRE LOGIQUE POLITIQUE ET ECONOMIQUE !

 

 

Salariés, retraités, jeunes : nombreux sont ceux qui se mobilisent, agissent  contre la politique gouvernementale qui engendre la casse des services publics, favorise les politiques d’austérité, la loi ORE qui avec Parcoursup aggrave les difficultés d’accès à l’enseignement supérieur avec l’orientation subie, la sélection généralisée et l’insuffisance de moyens pour l’Université

La lutte emblématique des cheminot(e)-s se poursuit avec détermination, contre le pacte ferroviaire entrainant la privatisation de la SNCF, la perte du statut des cheminots et détruisant le service public ferroviaire. Les différentes journées de grève ont clairement exprimées le refus des cheminots d’accepter le pacte ferroviaire  apportant un démenti cinglant à ceux qui prétendaient enterrer la mobilisation.

Dans l’énergie, les travailleurs du service public du gaz et de l’électricité, sont dans la lutte. Cette lutte s’organise avec des salariés grévistes qui occupent des sites, interpellent et envahissent des comités d’établissements ainsi que des commissions secondaires du personnel ou encore interpellent la population et des élus de la nation pour démontrer leur attachement à la nécessité d’un service public avec des garanties collectives et statutaires de haut niveau.