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Ensemble, construisons les JO 2024

Ensemble, construisons les JO 2024 from CGT Construction - FNSCBA on Vimeo.


150 manifestations dans tout le pays

150 manifestations dans tout le pays
Des défilés à Paris, mais aussi dans plusieurs villes de France à Lyon, Grenoble, Marseille, Montpellier ont mobilisé ce 24 septembre des salariés du privé et du public pour la défense des retraites, des salaires, l'emploi et le service public, à l'appel de la CGT notamment.

Premier tour de chauffe interprofessionnel de la rentrée. Sous le crachin parisien, plusieurs milliers de manifestants ont défilé mardi 24 septembre 2019 sous les bannières de la CGT, de Solidaires, de la FSU et des deux organisations de jeunesse Unef et UNL, « pour les retraites, les salaires, l'emploi et le service public », comme le rappelait une banderole en tête de cortège. De la place de la République à Nation, c'est sans surprise la future réforme des retraites qui délie les langues des manifestants issus du secteur privé (Renault, Air France, Flunch, Manpower, aides à domicile, etc.) comme du public (Hôpitaux de Paris, RATP, EDF, Engie, CEA de Saclay, éducation, etc.).

« C'est un projet fait pour faire des économies, comme la réforme de l'assurance chômage », a déploré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Patrice Ballester, délégué syndical central CGT chez Manpower, abonde en ce sens : « Les plus précaires font les frais des réformes du gouvernement, on le voit avec l'assurance-chômage. Comment vont être prises en compte les activités fractionnées dans la réforme des retraites? Des camarades qui ont connu des périodes de creux dans leur carrière partent parfois à 65 ans en touchant le minimum vieillesse. Sans parler de tous ceux qui ont des métiers pénibles comme dans la construction et qui sont cassés à 60 ans. »

L'attachement au système par répartition

Vincent Salles, mécanicien de métier et co-secrétaire CGT chez Air France prend de la hauteur et témoigne de son attachement au système de retraite par répartition tel que voulu par Ambroise Croizat, où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». « Nous sommes dans la rue pour défendre notre système de retraite contre une énième attaque, il faut éviter que les capitalistes s'emparent de notre régime de retraire pour le basculer dans un régime assurantiel. Il ne faut pas que la retraite signe notre arrêt de mort. À Air France, où bon nombre de salariés sont exposés à des horaires décalés, des nuisances sonores, des produits chimiques toxiques, on appréhende les effets d'une réforme ».

Des bas salaires qui font des petites retraites

Si les retraites à venir étaient dans toutes les têtes, bien des manifestants ont fait le lien avec leur quotidien. Avec en toile de fond des salaires maigrichons, des temps partiels imposés, des conditions de travail difficiles…. « En moyenne, une AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), généralement à temps partiel, gagne 700 euros. À supposer qu'elle connaisse une évolution de carrière, elle gagnera 150 euros de plus, au mieux », explique Hélène Elouard, en charge du collectif AESH de la CGT Educ’Action.

« Dans nos restaurants, de plus en plus d'employées cumulent deux jobs pour boucler la fin de mois. Certains sont à temps partiel imposé à 25 heures, voire moins pour les étudiants. Les trajets domicile-travail peuvent être une vraie galère, notamment pour les salariés qui travaillent le soir, jusqu'à 22 h 30-23 h 30 », témoignent en chœur Marie-José Bienvenu et Didier Bourotte, responsables syndicaux chez Flunch, qui préparent leurs élections professionnelles en novembre prochain.

Au total, en ce mardi 24 septembre 2019, près de 150 manifestations étaient prévues en France, après les avocats, les médecins, les pilotes, les infirmières, la RATP ou encore Force ouvrière (FO), qui a organisé une manifestation nationale sur la réforme des retraites samedi 21 septembre à Paris.


Sommet du G7 à Biarritz : un autre monde est pourtant possible

Sommet du G7 à Biarritz : un autre monde est pourtant possible
Fin du G7 qui s'est tenu à Biarritz, en France, le weekend dernier. Une nouvelle rencontre des chefs d'État ou de gouvernement des sept puissances économiques de la planète, qui poursuivent leurs politiques d'austérité. Écartés des débats, les altermondialistes ont tenu un contresommet.

Le grand raout biarrot du G7, rassemblant les chefs d'État et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, vient de se terminer.

Qualifié de « grande réussite » par Donald Trump quand Emmanuel Macron, assurant qu'il faut rester « humble » en la matière, préfère insister sur « la grande unité et l'esprit positif sortis de ce G7 », ce millésime 2019, à l'image des précédents, garde son goût amer.

Certes, le coup de théâtre, coup de poker qu'ont constitué l'arrivée « surprise » du ministre des Affaires étrangères iranien et l'annonce d'une éventuelle rencontre à venir entre les présidents américain et iranien n'est pas une mauvaise nouvelle en soi. Tout comme l'intrusion inattendue dans les débats de la crise écologique annoncée par les feux qui ravagent l'Amazonie, venue rappeler brutalement, et concrètement, l'urgence des questions environnementales et climatiques.

Pompiers pyromanes

Reste que derrière les effets de manche et les belles paroles, le compte n'y est pas. Si unité il y a eu, c'est bien sûr la volonté de ne pas remettre en cause un système économique libéral et « multilatéral », soumis aux bons vouloirs des multinationales et ne profitant qu'à un nombre restreint. Ce, au prix d'une destruction systématique de l'environnement et au mépris des droits humains et/ou sociaux fondamentaux.

Car si la forêt amazonienne brûle, ce n'est pas parce que Jair Bolsonaro « a menti » comme l'affirme Macron, le programme du candidat Bolsonaro était assez clair en la matière, si elle brûle, c'est surtout pour faire place à la culture du soja, transgénique, qui nourrit le cheptel européen.

La France et ses grands groupes, tout comme ses partenaires du G7, préférant manifestement jouer un rôle de pompier pyromane, tant du point de vue environnemental que social, comme l'illustrent la série de traités de libre-échange internationaux passés par l'Europe ou leurs partenaires non européens du G7.

Difficile dans ces cas de parler de réduction des inégalités, ce qui était quand même à l'ordre du jour de ce sommet. D'autant moins que ceux censés être les mieux à même d'aborder ces sujets, syndicats, partis politiques organisations non-gouvernementales, associations de la société civile, altermondialistes, gilets jaunes… étaient repoussés à Irun, Bayonne ou Hendaye, à plusieurs kilomètres d'un Biarritz ultrasécurisé et entièrement barricadé.

L'altermondialisme en débats

Les mouvements altermondialistes, qui « contestent depuis longtemps la légitimité du G7, où des pays parmi les plus riches décident pour l'ensemble du monde » ont cependant réussi à se retrouver pour débattre d'une alternative aux politiques d'austérité des chefs d'État et de gouvernement des pays du G7.

En jeu, de nombreux débats « pour un autre monde », en sortant « du capitalisme et de la dictature des multinationales », autour des frontières et de leur abolition. « contre la destruction de notre planète (…), pour un monde radicalement féministe », pour le respect de « la diversité et de la liberté des peuples, pour un monde décolonial et sans discriminations (…), une démocratie sociale et les mêmes droits pour toutes et tous (…)un monde juste et basé sur la solidarité entre les peuples, contre les guerres (…) »…

Déploiement de forces

Pour autant, un déploiement de forces — quelque 13 200 policiers et gendarmes — a obligé les organisateurs du contresommet à annuler les manifestations prévues le dimanche pour « encercler » le G7. « Une restriction injustifiable de la liberté de rassemblement et de mouvement », selon Amnesty International alors que Ligue des droits de l'Homme parle d'« intimidations inacceptables », après la garde à vue de deux de ses observatrices « porteuses de matériel de protection, casques et lunettes, dans leur sac ». Intimidations dont ont aussi été victimes plusieurs journalistes.

Quant au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, invité à s'exprimer lors d'une conférence intitulée « Fin du monde, fin du mois, même combat » organisée lors du contresommet, il rappelait que : « Avec les forêts qui brûlent en Amazonie, on a pu voir que la responsabilité du capital et des capitalistes est essentielle ». Un soutien sans équivoque à la première revendication des organisateurs de ce contresommet qui, n'en déplaise à Emmanuel Macron et ses amis du G7, appelle à sortir « du capitalisme et de la dictature des multinationales ».


La santé et la sécurité au travail

La santé et la sécurité au travail

La santé et la sécurité au travail

La santé et sécurité au travail : un enjeu européen.

La santé et sécurité au travail est un enjeu européen. La Directive-cadre 89/391 du 12 juin 1989 relative à l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs a rassemblé les principes généraux dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail. Elle est en application, en France, depuis 1993 et prévoie notamment que l’employeur doit prendre toutes les mesures pratiques nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs et protéger leur santé.

Le Livre Ier de la Quatrième partie du Code du Travail intitulée « Santé et Sécurité au Travail », principale source de législation en la matière, présente les principes généraux en matière de prévention, qui découlent directement de cette directive cadre.

La santé et sécurité au travail : une obligation de résultat pour l’employeur.

Sécurité au travail

L’obligation de sécurité ne s’entend plus seulement comme une obligation pour l’employeur de garantir la sécurité physique des salariés (accidents du travail et maladies professionnelles). Elle s’est élargie et inclue aujourd’hui la protection de tous les risques auxquels un collaborateur pourrait être exposé du fait de ses missions, et notamment la protection des risques psychosociaux tels le burn-out, l’alcoolisme, l’angoisse réactionnelle, …

Et si le Code du Travail impose seulement à l’employeur de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses collaborateurs, la jurisprudence va plus loin en imposant une véritable obligation de résultat, c’est-à-dire en étendant à tous les aspects permettant d’assurer la bonne santé physique et mentale des salariés les obligations mises en place à l’origine dans le cadre de l’exposition aux maladies professionnelles, au premier titre desquelles l’amiante.

Ainsi, l’employeur étant tenu d’atteindre un résultat, en cas de mise en danger du salarié ou de défaut de sécurité, l’employeur sera présumé de plein droit responsable. Il ne pourra s’exonérer de sa responsabilitéqu’en démontrant un cas de force majeure ou, à défaut, le fait que le collaborateur ait lui-même concouru à la production de son dommage.

Les acteurs de la santé et sécurité au travail.

Le Chef d’entreprise est donc directement et personnellement responsable de la sécurité et de la protection de la santé de chacun de ses collaborateurs. Cependant, il pourra se faire assister de spécialistes (intervenants en prévention des risques professionnels, inspecteur du travail, ingénieur conseil ou contrôleur de sécurité, techniciens en prévention des caisses de mutualité, organismes de conseil et de formation spécialisés en matière de santé et de sécurité au travail, INRS, OPPBTP, médecin du travail, ….) et dispose de nombreux relais au sein de l’entreprise (CHSCT, assistante sociale, préventeur, …).

Cependant, il n'est pas le seul. Il y plusieurs acteurs de la santé et la sécurité au travail,  la sécurité étant l’affaire de tous et de chacun, les collaborateurs et leurs représentants (CE, DP, CHSCT, DS, …), ont l’obligation d’apporter tout leur soutien et leur participation active aux actions de prévention et de protection.

La santé et sécurité au travail : les principes de la prévention des risques.

Sécurité au travail

Afin de respecter son obligation de sécurité, l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de ses collaborateurs. Pour cela, il doit gérer des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail (ex. rappel des consignes par voie d’affichage, mise en place du Document unique des risques, …), mettre en place des actions d’information et de formation des salariés sur la santé et la sécurité (ex : exercices d’incendie, formation SST, SIAP, gestes et postures …) ainsi qu’une organisation et des moyens de travail adaptés.

Bien évidemment, ces mesures doivent s’adapter en permanence aux circonstances afin de maintenir le niveau de protection ou de l’améliorer.

 

En outre, les actions du Chef d’entreprise doivent s’appuyer sur les 9 principes généraux de prévention qui sont inscrits dans le Code du Travail (C. trav., art. L. 4121-2) :

  • Eviter les risques,
  • Evaluer les risques ne pouvant être évités,
  • Combattre les risques à la source,
  • Adapter le travail à l’homme,
  • Tenir compte de l’évolution de la technique,
  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins ou pas du tout,
  • Planifier la prévention,
  • Prendre des mesures de protection collective en priorité sur les mesures de protection individuelles,
  • Donner des instructions appropriées aux travailleurs.

Afin de privilégier une approche multifactorielle de la prévention des risques professionnels (organisationnelle, humaine, technique, …), ces principes doivent être mis en œuvre dans le respect des valeurs essentielles et des bonnes pratiques de la prévention.

La santé et sécurité au travail : la nécessaire prise en compte des risques liés à l’environnement.

L’obligation de résultat de sécurité de l’employeur suppose que ce dernier aménage les locaux de travail de manière à garantir la santé et la sécurité des collaborateurs. Ils doivent donc être tenus dans un état de propreté et d’hygiène nécessaires, et être dégagés de tout encombrement.

Les installations, les locaux techniques et les dispositifs de sécurité (extincteurs, ARIA, défibrillateurs…) devront être entretenus méticuleusement et régulièrement contrôlés.

Ces précautions semblent élémentaires et relèvent du bon sens. Ce que l’on oublie souvent, c’est que l’employeur, pour respecter son obligation de sécurité, doit également fournir des efforts particuliers en ce qui concerne l’aération et l’assainissement des locaux, l’éclairage, le chauffage, la restauration du personnel, la protection contre le bruit et le tabac, l’aménagement des postes informatiques afin de limiter la fatigue, le stress, la fatigue visuelle ou les TMS par exemple, les installations sanitaires, les zones de danger (ATEX par exemple), le matériel de premier secours ou la prévention et la lutte contre l’incendie et les risques liés aux installations électriques.

La santé et sécurité en entreprise : une évaluation propre à chaque entreprise.

Chaque entreprise étant différente, il n’existe pas de recette toute faite.

Afin de respecter son obligation de sécurité de résultat, l’employeur doit évaluer les risques pour chacun de ses salariés en fonction des activités de son entreprise et des méthodes de travail, y compris en ce qui concerne le choix des procédés de fabrication, équipements de travail, substances ou préparation chimiques (ex. écrans d’ordinateurs munis de filtres, …) ; l’aménagement des lieux de travail ou des installations (ex : lumière naturelle, artificielle, …) ; la définition des postes de travail.

Cette évaluation doit tenir compte de l’ensemble des contraintes, y compris des contraintes personnelles : inégalités hommes/femmes, salarié handicapé, …

Cette évaluation sera consignée dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP, également et familièrement appelé DU ou document unique), consultable à n’importe quel moment par les salariés, les représentants du personnel et l’inspecteur du travail, et qui sera révisé obligatoirement au moins une fois par an (quitte à simplement indiquer la mention « mis à jour au DATE » si aucune amélioration n’est envisageable ou envisagée).

Le DUERP consignera également les fiches de prévention des expositions pour chaque travailleur exposé au-delà de certains seuils, toutes les données collectives utiles à l’évaluation des expositions individuelles aux facteurs de pénibilité permettant de faciliter l’établissement des fiches de prévention des expositions, ainsi que la proportion de salariés exposés aux facteurs de pénibilité au-delà des seuils prévus.

La santé et sécurité au travail : et en cas de non-respect ?

Le contrôle du respect des règles de sécurité dans l’entreprise revient à l’inspection du travail. Lorsque l’inspecteur constate un manquement, il peut dresser un procès-verbal et mettre en demeure l’employeur en cas d’infraction, saisir le juge des référés dans tous les cas de risque sérieux d’atteinte à l’intégrité physique ou mentale d’un salarié, ou, en cas de danger grave et imminent, prescrire toutes les mesures utiles en particulier l’arrêt temporaire de certains travaux sur chantier (par exemple en cas de non-respect de la règlementation liée aux échafaudages).

L’employeur qui manque à son obligation de sécurité engage sa responsabilité civile en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle du salarié. S’il est déclaré coupable et qu’une faute inexcusable est retenue contre lui (par exemple en cas d’absence de DUERP), l’employeur pourra être condamné à indemniser le salarié sans le concours de la CRAM par exemple. Il pourra également, en fonction de la gravité de son ou ses manquements, être passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement.

Enfin, tout salarié qui estime raisonnablement que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé dispose d’un droit d’alerte et de retrait. Aucune sanction ni aucune retenue sur salarie ne pourra être opérée dès lors que le salarié a exercé ce droit de manière légitime. En revanche, tout abus pourra être sanctionné par le chef d’entreprise, notamment via une retenue sur salaire pour absence injustifiée.


Tract harmonisation des statuts juillet 2019

Tract harmonisation des statuts juillet 2019

 Bien que nous ayons bien compris que nous restons sur un régime à 35 heures en moyenne, ces bouleversements d’organisation impactent énormément la vie des salariés au quotidien notamment leur vie privée et familiale ce que la direction ne souhaite pas prendre en compte et estime qu’elle n’a pas, ou très peu, de compensation à donner.

Mais les salariés ne l’entendent pas de cette oreille et n’hésiteront pas à se mobiliser, le moment venu, pour montrer leur mécontentement….