Canal CGT Cofely

Informations du 25 mars 2020

Informations du 25 mars 2020

Bonjour,

 

Vous trouverez joint à ce mail, un communiqué intersyndical de toutes les organisations syndicales de l’entreprise CGT, CFDT, CFE-CGC, FO et CFTC concernant la période actuelle due au coronavirus.

 

Important, énormément de salariés sollicitent les organisations syndicales, car la direction a dû mettre au chômage partiel certains salariés (agent technique, technicien …)  en leur demandant de poser des congés payés (exercice 2019-2020), des RTT, des récupérations…, car certains clients doivent fermer leurs sites (temporairement) à cause du Coronavirus.

 

A savoir, le Groupe Engie maintiendra les salaires à 100% au mois de mars 2020 pour tous les salariés du groupe qui seront au chômage partiel.

  C’est pour toutes ces raisons que sur mon mail précédent que je vous ai envoyé, je vous avais demandé d’attendre afin de poser quoique ce soit, car nous attendions le retour du Groupe Engie, et ce afin d’en discuter par la suite avec la direction d’Engie Energie Services.

 

Sachez que tous les salariés qui sont au chômage partiel au mois de mars 2020 et qui ont dû poser des congés payés (exercice 2019-2020), des RTT, des récupérations… se les verront restituer par la direction.

 

A vous de relancer votre hiérarchie afin qu’elle fasse le nécessaire, et ce afin d’annuler les journées posées au mois de mars 2020 à cause du chômage partiel.

 

Concernant le mois d’avril, le mois de mai 2020 … les salariés qui seront au chômage partiel seront payés à 84% du salaire net, et devront poser des congés payés (exercice 2019-2020), des RTT, des récupérations… afin d’avoir un salaire maintenu à 100% (la règle du nombre de jours à poser afin d’avoir un salaire à 100% n’est pas encore définie).

 

Pour information, une réunion est prévue demain après-midi avec la direction d’Engie Energie Services afin de discuter des modalités de mise œuvre du chômage partiel.

 

Si vous avez la moindre suspicion au travail et ce concernant votre santé et votre sécurité, appliquez le droit de retrait en contactant votre responsable hiérarchique et vos représentants du personnel.

 

L’employeur a l’obligation de vous mettre à disposition, gel, savon, gant, combinaison, masque (si nécessaire et suivant certaines interventions).

 

Important, les salariés qui continuent à travailler pendant cette période et qui ont la moindre suspicion de contamination concernant vous-même ou une personne de votre entourage (familiale, collègue, client…), allez immédiatement voir votre médecin et mettez-vous en arrêt de travail.

 

Je le répète, le plus important dans la période actuelle est votre santé et celle de vos proches, ne prenez aucun risque au travail et dans la vie de tous les jours.

 

Pour finir, vous trouverez jointe à ce mail, une lettre ouverte des organisations syndicales du Groupe Engie qui a été envoyée à l’attention du ministre de l’économie et des finances Monsieur Bruno LEMAIRE.

 

N’hésitez pas à me contacter, si vous souhaitez plus de renseignements.

 

Bonne journée.

 

Brahim BORNI

DELEGUE SYNDICAL CENTRAL CGT ENGIE COFELY et ENGIE RESEAUX

REPRESENTANT SYNDICAL au CSE FRANCILIE et au CSE-C ENGIE COFELY et ENGIE RESEAUX

MEMBRE DU COMITE D’ENTREPRISE EUROPEEN ENGIE


La priorité c’est protéger !

Face à un virus qui se propage très vite et qui a déjà tué des milliers de personnes dans le monde, la priorité est bien de prendre toutes les mesures de prévention pour assurer la sécurité et la santé de l’ensemble de la population.
L’Europe est devenu l’épicentre de la pandémie et en France comme ailleurs ce sont les travailleuses et travailleurs qui sont en première ligne face aux impacts sociaux,sanitaires et économiques de cette crise. Ne pas les protéger ne fera qu’accroître la vitesse de la propagation de la maladie.

Cette situation génère, pour les salariés encore présents sur leur lieu de travail, un état d’inquiétude et de panique grandissant.

Le gouvernement porte une responsabilité essentielle dans la gestion de la crise, il doit agir avec les employeurs pour empêcher la transmission de la maladie sur et à par-
tir des lieux de travail. Le double discours « restez chez vous, mais l’activité économique du pays doit se poursuivre » est intolérable !

La crise sanitaire en cours révèle les conséquences désastreuses des politiques d’austérité qui ont mis à mal les systèmes de santé et de protection sociale et l’ensemble des services publics. Depuis de nombreux mois, le secteur hospitalier et le monde de la santé en général dans notre pays se sont mobilisés pour dénoncer le manque de personnel et de lits dans notre pays.

Aujourd’hui s’y ajoutent le manque de moyens de protection, de dépistage du virus et de matériel. Il en va de même pour celles et ceux qui travaillent auprès des personnes à leur domicile ou dans le secteur social. Cela ne peut plus durer !

La santé et les droits des travailleurs et travailleuses ne doivent pas être sacrifiés au nom des intérêts financiers et économiques !

Compte tenu de l’aggravation de la situation sanitaire et de la tension dans les hôpitaux, la CGT a demandé au gouvernement :


• la définition en lien avec les organisations syndicales
et patronales d’une liste des secteurs essentiels à la
satisfaction des besoins vitaux et un processus de
mise à l’arrêt immédiat de tous les autres secteurs ;

• le retrait de toutes les dérogations au Code du tra-
vail prévues dans la loi d’état d’urgence sanitaire en

matière de temps de travail, de repos hebdomadaires

ou dominicaux, de prises de congés ou RTT impo-
sées, etc.

• la mise à disposition de protections individuelles et

collectives pour tous les personnels devant travail-
ler sous peine de droit de retrait quand ces condi-
tions ne sont pas validées par les CSE et CSSCT de

l’établissement ou de l’entreprise ;

• l’arrêt des activités pour tous les salariés des plate-
formes numériques et la création d’indemnisations

salariales similaires aux autres salariés ;
• le paiement intégral des salaires par le biais de la
promulgation d’un décret de catastrophe sanitaire
et la mise à contribution des groupes d’assurances
comme en cas de catastrophe naturelle ;
• l’interdiction de tous les licenciements, quel qu’en
soit le motif.

La CGT reste mobilisée pour défendre les intérêts des travailleurs et ceux des plus précaires dans cette période.

Vous pouvez retrouver toutes les informations nécessaires sur cgt.fr.


COVID 19 mars

COVID 19 mars

 

 

 

 

 


Lettre ouverte 16 mars


Mesure face à la crise sanitaire liée au coronavirus

Mesure face à la crise sanitaire liée au coronavirus

Muriel Pénicaud et Bruno Le Maire ont fait des annonces très techniques et pratiques
sur les modalités de mise en œuvre des mesures exposées par le président de la
République la veille. Un certain nombre d’arbitrages sont encore en discussion avec
le président, dont le report de la mise en œuvre des nouvelles règles d’indemnisation
de l’assurance chômage. Les annonces à ce sujet devraient avoir lieu la semaine
prochaine.
La ministre du Travail a rappelé que les questions de santé et de soutien au monde
médical étaient la priorité du gouvernement et que les mesures d’urgence visaient
à empêcher les faillites et les licenciements.
Le ministre de l’économie a chiffré les mesures gouvernementales à hauteur de 25
milliards d’euros :
- 15 milliards : report de cotisations sociales et charges fiscales
- 2 milliards : prise en charge des IJSS pour les arrêts de travail (confinement
et gardes d’enfants scolarisés de – 16 ans)
- 3 milliards de garantie de prêt pour les entreprises
- 5 milliards de chômage partiel.
A la question posée par la CGT sur le maintien de la règle d’or des 3% de déficit, le
ministre a répondu qu’elle ne serait pas respectée et que l’urgence est de trouver
des réponses à la crise sanitaire. Il émet son inquiétude quant à la capacité de l’Etat
de se financer sur les marchés en bénéficiant de taux d’intérêts non prohibitifs.
Bercy travaillerait à un plan de relance à moyen terme, notamment par une baisse
accélérée de l’impôt sur les sociétés. Le ministre souhaite « calmer les marchés » et
n’exclue pas de recapitaliser les entreprises où l’Etat est actionnaire (en citant
Renault).
Autres mesures :
 Activité partielle
5.117 entreprises et 80.000 salariés sont concernés aujourd’hui par cette mesure
(+20.000 salariés par rapport à hier)
L’Etat va focaliser ses efforts sur les entreprises, en les remboursant sur la base de
70% du salaire brut.
Il n’y aura pas de limite budgétaire à cette mesure.
 Note aux organisations
Montreuil, le 13 mars 2020
 Les CFA
Ils fermeront également dès lundi, comme les écoles, les collèges, lycées et
universités. Dans les entreprises où il n’y a pas d’activité partielle, le ministère du
travail préconise un renforcement de la partie formation, voire un développement
de la formation à distance.
 Création d’un fonds de solidarité
Il sera abondé par l’Etat, les Régions et les entreprises et sera mis en œuvre pour
financer les cas ne trouvant pas de réponse dans le dispositif de l’Etat, notamment
les indépendants.
 Report des cotisations sociales et des charges fiscales
Il ne sera pas automatique, mais sera proposé par les administrations aux
entreprises. En matière fiscale, il ne concerne pas la TVA.
Les ministres n’ont fait aucune annonce de mesure envers les plus précaires, tant au
niveau de l’hébergement ou du logement, qu’à celui du maintien des contrats de
travail des salariés en CDD dans les secteurs touchés par la crise sanitaire
(événementiel, spectacle, tourisme, transport, restauration, hôtellerie, etc.). Le
ministre de l’Économie a seulement insisté sur le fait que les prestations devaient
être réglées aux entreprises par les donneurs d’ordre.
Nous demandons aux organisations de nous rendre compte des différentes réunions
qui pourront avoir lieu avec les représentants de l’État, les directions de groupes et
d’entreprises ainsi que les différentes administrations.
Le Bureau confédéral de lundi examinera la situation et le calendrier interne.
Une nouvelle note sera faite lundi pour préciser l’évolution des mesures prises par
l’État, les entreprises et en interne.