Actualités

Reconnaissance du Covid-19

En annonçant à l'Assemblée nationale, mardi 21 avril, la « reconnaissance automatique comme maladie professionnelle avec indemnisation en cas d'incapacité temporaire ou permanente » pour les soignants contaminés par le Covid-19, le ministre de la Santé, Olivier Véran a jeté un sacré pavé dans la mare.

« Le ministre de la Santé a fait une déclaration qui correspond à son seul périmètre et touche uniquement les personnels soignants », déplore Jérôme Vivenza, en charge des questions santé-travail à la direction confédérale de la CGT et membre du Comité d'orientation des conditions de travail (COCT) placé sous la responsabilité du ministère du Travail. « Cela revient en gros à dire : “J'indemnise les soignants et les autres passeront par le parcours habituel”. C'est comme s'il leur disait qu'ils ne seraient pas indemnisés. » 

Pas vraiment du goût de ceux qui, jusque-là, étaient considérées comme faisant partie de cette « première ligne »  de la « guerre » contre le Covid-19 chère au président, désormais obligés d'en référer à leur autorité de tutelle pour obtenir cette reconnaissance. Sans grands résultats pour l'instant.


1er mai 2020

Alors que le monde entier fait face à la pandémie, ce premier mai sera plus que jamais la journée internationale de luttes des travailleuses et travailleurs.
Depuis le début de la crise sanitaire, des millions de personnes sont confinées. De nombreux pays vivent grâce aux oublié-es, aux invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie.
Évidemment ce sont d’abord l'ensemble des personnels de santé qui n’ont pas comptées leurs heures, leur dévouement. Ensuite il y a tous les salarié-es, souvent des femmes, du commerce, de l'agro-alimentaire, du paramédical du social, du nettoiement…, ainsi que tous-tes ces agent-es de la fonction publique qui ont continué d’assurer leurs missions de service publics, et plus largement ceux et celles qui travaillent au service de la population.
Les paroles de reconnaissance des gouvernements n’ont pas été suivies d’actes forts. Les mots sont évidemment insuffisants pour exprimer notre colère, et notre détermination à faire changer les choses.Nous porterons ce 1er mai 2020, bien que confiné-es, les revendications qui sont plus que jamais d’actualité :
Car sacrifier la santé des travailleurs_ses n’est pas admissible :
Si la « reprise » de la vie sociale, dont le travail fait partie, est une espérance, une nécessité pour beaucoup d’entre nous, (et pour d’autres plus pour remettre leur profit à l’ordre du jour), cela ne peut se faire sans la garantie la plus absolue de la sécurité de chacun, chacune, ainsi que celle de ses enfants. La santé, la sécurité, le droit de retrait, de grève, le droit syndical doivent être respectés !!
Car sacrifier les droits des travailleuses-eurs sur l’autel de l’économie n’est pas tolérable et ne pourra continuer quelle que soit la situation :
Des semaines à 60 heures de travail, la perte des congés, des jours de repos, le travail dominical étendu, les abus sur le télétravail ne sont pas légitimes et ne peuvent durer ! Ce n’est pas une prime donnée au bon vouloir du patron, ou de l’employeur public, une aide ponctuelle aux plus modestes qui suffiront aux travailleurs-euses : ce sont de vraies revalorisations salariales du SMIC et des


Chroniques du coronavirus

Chroniques du coronavirus

Chroniques du coronavirus : rentrée des classes le 11 mai, une décision hors sol ?

PUBLIÉ LE 20 AVR 2020
 
 
Emmanuel Macron a annoncé une réouverture progressive des écoles dès le 11 mai, lors de son allocution du 13 avril. Une décision qui inquiète le personnel de l'éducation nationale. En effet, rien ne prouve que les conditions sanitaires seront réunies pour garantir une reprise des cours en toute sécurité.

En annonçant une reprise des classes le 11 mai pour les élèves du primaire et du secondaire — les élèves du supérieur reprendront quant à eux le chemin de l'université en septembre —, le Président a suscité une vive inquiétude dans la communauté enseignante. En effet, les premières annonces semblent encore peu concrètes et très éloignées des capacités matérielles de l'État.

La sécurité sanitaire doit être une priorité

« Le ministre (Jean-Michel Blanquer) a reçu les organisations, il nous a dit : “nous devons reprendre le 11, j'écoute vos propositions”. Ils n'ont pas de plan… Il y a un reversement des responsabilités vraiment inique », estime Marie Buisson, secrétaire générale de la Ferc-CGT, selon qui « personne n'est fondamentalement opposé à reprendre ».

Nombre d'enseignants ont en effet conscience que le report de la rentrée à septembre creuserait encore les inégalités, il n'en demeure pas moins que la sécurité sanitaire doit être une priorité : « La rentrée doit être repoussée tant que les conditions sanitaires ne sont pas garanties. On ne veut pas être l'outil de relance de l'économie, au détriment de la santé de tous et toutes. Notre mission, c'est d'enseigner, pas de faire garderie. C'est de nouveau une négation de notre mission. Il y a en plus un chantage insupportable. On nous dit : “les élèves les plus fragiles vont être les plus pénalisés par un report de la rentrée”, alors que ce sont justement ces élèves qui étaient les premières victimes des dernières réformes. Et soudain, ils se préoccupent de ces gamins ! ».

Aucune garantie

Pour l'heure, rien ne garantit que l'Éducation nationale et les collectivités territoriales seront en capacité d'avoir d'ici un mois à disposition des stocks suffisants de matériel de protection et de tests pour équiper les établissements et garantir la santé de tous et toutes alors même que les besoins actuels ne sont ni garantis, ni couverts dans les centres hospitaliers, les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou pour toute autre profession travaillant encore actuellement.

Dans un communiqué, la CGT Éduc'action alerte : comment imaginer que les équipes pédagogiques seront en capacité d'aménager des espaces d'étude alors même que les classes sont déjà trop petites ou surchargées ? Comment imaginer que des élèves après deux mois de confinement, seront en capacité de respecter de façon maximale les mesures de distanciation sociale ?

« 40 % des établissements sont sous-dotés en points d'eau, dans certains établissements les conditions d'hygiène ne sont pas assurées, même hors crise sanitaire, les classes sont surchargées (30 à 35 élèves par classe au lycée, ndr). Nos revendications demeurent les mêmes qu'avant : moins d'effectifs par classe, le recrutement de plusieurs dizaines de milliers d'enseignants, une médecine scolaire et une médecine du travail à la hauteur des besoins de l'éducation nationale », expose Marie Buisson.

Des mesures indispensables

Pour envisager une reprise, la CGT Éduc’action exige un certain nombre de mesures : des tests (du virus et de l'immunité) généralisés pour élèves et adultes, des effectifs permettant de maintenir partout plus d'un mètre de distance entre chacun et chacune (en classe, dans la cour, les transports…), des masques renouvelés toutes les 4 h, du savon et du gel, des sanitaires propres, ainsi que des objectifs pédagogiques pour la reprise.


Déclaration fédérale du 24 Mars 2020

Déclaration fédérale du 24 Mars 2020
FNSCBA CGT
 
 
Déclaration fédérale du 24 Mars 2020
 
 
Cher Camarade,

La situation inédite que nous vivons, subissons, nous oblige à vous informer régulièrement de l’actualité.

Nous vivons une crise, sanitaire dans un premier temps, qui dans l’après sera une crise économique. Un changement sociétal devra émerger.

La mobilisation dans ce deuxième temps devra être très forte au niveau des salariés. Comptez sur nous pour continuer à être revendicatif et force de propositions. Ceux qui nous ont mis dans cette situation devront rendre des comptes. Mais Il faut ne pas non plus se voiler la face, sur la responsabilité de la majorité de la population qui a accompagné ou laisser faire nos dirigeants politiques et patronaux.
Par contre, dans l’urgence, nous avons à gérer, veiller à protéger les salariés que les entreprises envoient au front, au travail.

Le système économique veut se sauvegarder, et c’est à nous de créer les conditions de fixer le cadre (malheureusement, il n’y a pas que la CGT) pour sauvegarder la santé des salariés.

On tenait à vous informer de la poursuite des actions engagées par la Fédération.
Concernant le BTP, si nous avons obtenu dimanche soir de la part de la Capeb, la FFB et de la FNTP de ne pas rouvrir les chantiers lundi matin. Nous avons souhaité allez plus loin en imposant la limitation des interventions en cas urgences et aux besoins vitaux.
Nous souhaitons aussi que les mesures proposées par l’OPPBTP soit non seulement contraignantes mais aussi appliquées sans restriction.

Toutes les mesures seront à appliquer suivant les situations.

La Fédération a réussi à faire changer de cap le patronat. Nous voulons maintenant que les mesures soient du plus haut niveau sanitaire.

La balle est dans le camp du patronat et nous ne mettrons pas notre signature sur un document ou une déclaration, si nos demandes ne sont pas acceptées.
Par contre si elles le sont, nous signerons. Soyez certain qu’avec ou pas de signature de notre part, nous feront appliquer toutes les consignes de sécurité pour garantie la santé des salariés. Nous serons intransigeants, même devant la justice.

Concernant « la chauffe », les dispositions du BTP sont valides pour ce secteur et la aussi seule les activités urgentes doivent être effectuées.

Concernant « le Négoce », nous avons demandé aux chambres patronales l’arrêt des activités du Négoce, Bois et Construction, nous sommes en attente de leurs retours.

Concernant les « Carrière et Matériaux », le responsable de ce Secteur Fédéral, a demandé la situation par entreprise et une réunion est organisée mercredi.
Concernant « le Bois et Ameublement », 3 secteurs doivent fonctionner actuellement le Médical, la fabrication de cercueils et les entreprises de l’Ameublement en capacités de fabriquer des masques. Tout le reste doit être à l’arrêt.

L’ensemble des autres secteurs doivent être mis en télétravail.
Pour rappel aucun étudiant, aucun apprenti, quel que soit l’âge, ne doit travailler dans la période.

Nous avons réussi à faire bouger d’énormes lignes depuis le début du confinement et nous ne lâcherons rien. Notre capacité à être dans l’action, pour l’instant, dans le confinement, sera la garantie d’avoir le rapport de Force pour la période à venir.

Enfin pour conclure, nous revendiquons que la caisse excédentaire des congés payés et des intempéries, géré par le patronat, soit mis à contribution pour le paiement des salaires, notamment.

Fraternellement.

Bruno BOTHUA
Secrétaire General
 
 

INFORMATIONS ET ENJEUX SUR L’ACTIVITE PARTIELLE

INFORMATIONS ET ENJEUX SUR L’ACTIVITE PARTIELLE

INFORMATIONS ET ENJEUX SUR L’ACTIVITE PARTIELLE :

 

A l’occasion de son intervention, lundi, informant de la mise en place du confinement

MACRON, avec des accents que lui envieraient bien des comédiens, a annoncé que les

entreprises seraient remboursées à 100% des frais engendrés par l’arrêt de l’activité en

précisant qu’aucun salarié ne perdrait de pouvoir d’achat.

Avec des sanglots dans la voix, il a fait le « mea-culpa » de la mondialisation et du libéralisme

économique qui nous avaient amenés à cette situation et il a prévenu qu’après la crise sanitaire

il faudrait revoir le modèle.

Il a précisé que l’urgence était d’arrêter cette pandémie et que la situation économique devait

être mise de côté pendant ce temps.

Dans ce même discours, MACRON a expliqué, à plusieurs reprises que nous étions en guerre,

que chacun d’entre nous était responsable de la situation et qu’il incombait à chacun de

respecter scrupuleusement les mesures de confinement.

Depuis lundi, le ministère du travail a donc annoncé qu’il travaillait sur un décret destiné à

assouplir les règles de la mise en œuvre de l‘activité partielle.

Vous trouverez ci-dessous les principales modifications prévues par ce décret :

1) Aujourd’hui, l’indemnité versée par l’état aux entreprises est forfaitaire à 7,74€ pour

les entreprises de moins de 250 salariés et 7,23€ pour les entreprises de plus de 250

salariés.

Le projet de décret prévoit de la porter à 70 % de la rémunération brute dans la limite

de 4,5 SMIC.

L’employeur est tenu d’indemniser le salarié à hauteur d’au moins (il peut donc faire

mieux) 70 % du salaire brut base 35 heures, soit 84 % du salaire net, avec un

minimum fixé à 8,03€.

2) L’employeur pourra n’envoyer qu’une seule demande, même lorsque l’entreprise

compte plusieurs établissements.

3) Bénéficier d’un délai de 30 jours pour déposer la demande d’activité partielle en cas

de circonstance exceptionnelle, comme c’est le cas avec la crise sanitaire actuelle.

4) Envoyer l’avis du CSE dans un délai de deux mois à compter de la demande préalable.

5) Bénéficier d’une durée de 12 mois d’autorisation de l’activité partielle au lieu de six

mois actuellement.

6) Le droit à indemnisation est aussi ouvert aux cadres en forfait jours, y compris s’il n’y

a pas fermeture de l’entreprise.